4 mai 1980 Décès du Maréchal Tito en Yougoslavie!

Za koji dan biće trideset i pet godina od smrti druga Tita. U povodu sjećanja na njegovu smrt, odoh na E-mail Univerziteta u Sherbrooke.Interesovalo me da li su ovdašnji mediji reagovali i kako na smrt ovog svjetskog velikana. Na moje veliko iznenađenje, mnogi listovi su čak i ovdje , tako daleko, zabilježili ovaj žalosni dan sa pijetetom, za našeg preminulog predsjednika. Šta i kako su pisali o njemu možete pročitati u tekstovima na francuskom i engleskom. Ove današnje sa prostora bivše YU niko nigdje ne spominje ni u kom kontekstu!

4 mai 1980

Décès du maréchal Tito en Yougoslavie

Texte rédigé par l’équipe de Perspective Monde,

Josip Broz (Tito)

Avec la mort du maréchal Tito (Josip Broz), s’éteint celui qui fut la figure de proue de la République fédérale de Yougoslavie depuis sa proclamation, en 1945.

À la tête de la Yougoslavie depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le maréchal Tito demeure, 35 ans plus tard, un symbole du non-alignement. Ses années de pouvoir furent marquées par une volonté de neutralisme par rapport aux superpuissances, une attitude qui a entraîné des relations difficiles, parfois tendues, avec l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). La place de Tito parmi les grands chefs d’État de son époque est soulignée par les nombreux témoignages de solidarité qui suivent son décès et la présence à ses funérailles de leaders prestigieux comme Leonid Brejnev (URSS), Hua Kuo-feng (Chine), Margaret Thatcher (Royaume-Uni) et Helmut Schmidt (République fédérale d’Allemagne). La longue maladie du maréchal, qui avait été nommé président à vie en 1974, a permis aux dirigeants du pays de planifier sa succession. Après une courte période de transition, Cvijetin Mijatovic accédera à la présidence en mai. La direction de la Ligue des communistes, qu’assumait également Tito par le passé, sera occupée par Stevan Doronjski.

Dans les médias…

titova sahrana

 

 

 

 

K.S. Karol, «Tito l’irrécupérable»

«…Les Yougoslaves tirent un orgueil légitime de cette venue dans leur capitale de tous ceux qui comptent dans la politique d’aujourd’hui et des centaines de délégations des partis de gauche. Mais, à l’étranger aussi, cet hommage à Tito oblige à une réflexion sur l’importance de son oeuvre et sur le message qu’il nous laisse pour l’avenir (…) Tito n’est donc récupérable par aucun des blocs. Il a été le précurseur d’un ordre mondial dans lequel chaque pays pourra choisir librement son système social et sa destinée propre. Cet ordre n’existe pas encore -loin de là- mais il commence lentement à se dessiner à travers mille contradictions et en butant encore sur mille obstacles. Mais, pour avoir exprimé et défendu des idées qui font leur chemin depuis la Chine jusqu’à l’Europe, Josip Broz Tito n’est pas l’un de ces grands qui tombent facilement dans l’oubli. Nous avons toutes les chances de rencontrer de plus en plus souvent le titisme dans notre avenir.»

Le Nouvel Observateur (France), 12 mai 1980, pp. 28 et 30.

Guy Cormier, «Après la mort du maréchal Tito»

«…Dans nos démocraties libérales, les successions ne sont pas toujours assurées dans l’harmonie. À plus forte raison dans les régimes de type autoritaire la disparition d’une très forte personnalité à la barre pendant un grand nombre d’années ouvre-t-elle naturellement une période de flottement. La position vraiment très particulière de la Yougoslavie, la composition même d’une république fédérative qui comprend plusieurs ethnies qui ont été longtemps en concurrence, les relations complexes entre le parti et l’État ajoutent, dans le cas présent, aux interrogations. La question est surtout de savoir si le non-alignement auquel Tito a attaché son nom peut survivre à Tito. La question est de savoir si la Yougoslavie sans le Président Tito pourra encore jouir de la paix et conserver sa liberté. La question n’intéresse pas que la Yougoslavie. Elle concerne l’Europe, elle concerne le monde. Si le pays devient instable, les grandes puissances seront tentées de «corriger» ses écarts. On devine où cela peut mener dans la conjoncture présente.»

La Presse (Québec, Canada), 5 mai 1980, p. A6.

Éditorial

«…The question now is whether the old marshal’s successors can hold the country together. Yugoslavia has two alphabets, three religions, four languages, five major nationalities and six autonomous regions. For 35 years the great unifying force was Tito; Djilas once called him the only true Yugoslav. Now that he is gone, there is no other leader whose appeal cuts so cleanly across ethnic lines. Ostensibly, the question of succession was settled long ago. Yugoslavia will continue to be ruled by the collective eight-man presidency, designed by Tito himself, in which each nationality is represented. The danger is that, without Tito, the old quarrels and animosities among the country’s disparate ethnic groups will break out anew, setting off a personal power struggle within the hand-picked inner circle that Tito leaves behind. If that happens, the Soviet Union may be tempted to intervene on the grounds that it has been invited in by one group or another to «defend socialism».»»

Los Angeles Times (États-Unis), 5 mai 1980.

 

About mirzahasanefendic

Née en Bosnie-Herzégovine, dans la vile de Sarajevo, Mirza hasanefendic eu une brillante carrière d'ingénieur, journaliste, écrivain et merveilleux père de famille...
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